Vanishing Mélodies

Vanishing Mélodies

// Musique de Patrick Watson

Extérieur – nuit. 

Une femme attend dans un abribus, seule. Les lumières de la nuit se reflètent sur le sol mouillé. L’éclat d’un rayon de lune. Peut-être les feux d’une voiture, au loin. Assise sur un banc anonyme, la femme reste immobile. On dirait que même sa respiration s’est arrêtée. Elle ne se souvient pas depuis combien de temps elle est là. Ni comment elle y est arrivée. Dans sa poche, une vieille photo. Et les restes de sa mémoire érodée.

Autour d’elle, les parois vitrées de l’abribus s’estompent. Les lignes réfléchissantes de la route s’allongent jusqu’à se confondre avec la silhouette des arbres, dans une forêt qui s’immisce par tous les pores de sa peau. Dans la pénombre, des corps s’animent. S’enlacent. Des souvenirs montent en elle, comme une vague qui la submerge, brusquement.

Au cœur de la nuit, une danse étrange s’amorce, entre la femme et les fantômes de son passé.

Après l’immense succès de Dance Me, consacré à l’œuvre de Leonard Cohen, le metteur en scène Eric Jean retrouve la compagnie pour ce nouveau spectacle dédié à la musique d’un autre artiste montréalais de renom. Révélant un univers onirique, ce ballet contemporain trouve ses assises au cœur de la musique de l’auteur, compositeur et interprète Patrick Watson, dont la force d’évocation poétique est saluée sur toutes les scènes du monde.

Teinté de lyrisme et d’émotions pures, VANISHING MÉLODIES atteste du remarquable langage chorégraphique de Juliano Nunes (Allemagne) et d’Anne Plamondon (Québec, Canada). Dans cette œuvre rassemblant une vingtaine de pièces musicales, les deux chorégraphes allient leur talent pour créer une œuvre en parfaite synergie avec la musique de Watson.

Pour une des premières fois dans l’histoire de BJM, une actrice partage la scène avec les quatorze interprètes de la compagnie. Ainsi, la rencontre de la danse et du théâtre, amorcée avec Dance Me, est une fois de plus mise de l’avant et contribue grandement à offrir au public, un spectacle aussi exaltant que bouleversant.

« And I will remember…
Even if I’m drifting far away/
But I will remember…
Even if I’m fading all away/
I dip my hands into the sea/
Oh, I’ll pour the ocean over me/
And after all the tides had swallowed all the shore/ I couldn’t find you anymore
 »

— Patrick Watson – Drifters

Les BJM remercient Mme Judy Bronfman pour son précieux soutien à la création.

bjm